La saison 98/99 commence par une réduction des équipes participantes au challenge annuel. En effet, les équipes sont : CRNA, ROOSEVELT, ANCIENS, BA112. Le premier match de nos amis se joue contre le CRNA, que celui-ci remporte mais le ROOS n’est pas en reste, il s’est vaillamment battu et ne concède que 17 points à 12, deux essais marqués par KIFF et GRAND FLORENT. L’équipe fait sa rentrée tranquillement. Au mois de décembre les choses se gâtent un peu, nous affrontons les Anciens du stade et comme de bien entendu la partie est on ne plus viril pour ne pas dire méchante et hélas, nous perdons 07 à 47, nous sauvons la face grâce à CAHUET qui transforme un essai de GREG.

L’année 1999 commence par un retour en fanfare, nos valeureux joueurs affrontent le CRNA et gagnent par 4 essais aplatis par : HUMBERT, J.R, GRAND FLORENT, TITI. (les transformations ayant été réussies par J.R.) En somme, un très beau match pour notre équipe !

Au mois de février, nous avons la joie et l’honneur de recevoir nos amis Neuchâtellois, en provenance directe de la Suisse, qui nous font le bonheur de venir jouer en mini tournoi contre nous. La partie a tout du spectacle qui fait la renommée du rugby, l’entente est fraternelle et très amicale ; c’est pourquoi nous ne parlerons même pas de score mais tout simplement nous conclurons sur le fait que nous finissons tous ensemble la journée par une soirée au restaurant, dans une ambiance chaleureuse et très festive !!

Le mois de mars et le printemps pointe le bout du nez et nous rencontrons notre implacable "ennemi" : la BA112, qui évidemment nous impose un score de 40 , bien que nous lui fassions concéder 14 points marqués par : GRAND FLORENT, et surprise de taille par notre JEAN-PHI national, qui nous fait un retour en "méga" forme sur les terrains, et nous fait le plaisir d’un essai après une course toute en puissance et en énergie , bref survolté ! J.R. transforme les deux essais.

Nous abordons la soirée du bal annuel dans l’euphorie des performances de chacun. C’est la dixième année d’existence de l’équipe, tout le monde, en tout cas l’entourage des joueurs, s’attendait à un super show des garçons pour l’occasion.. On est resté un peu sur notre faim, il ne s’est rien passé de spectaculaire, dommage.. Une idée commence à germer..

La période du mois d’avril marque une activité frénétique, nous organisons la soirée " d’enterrement de vie de célibataire" des ESPEJO, puis nous sommes conviés à la noce dans les Ardennes, on aurait bien voulu nous y rendre en bottes en caoutchouc et cirés jaunes, mais non seulement la mariée n’aurait pas été pour et en plus le futur avait fait soigneusement la morale à chacun de ses coéquipiers d’évitaient impérativement de se dévêtir même si la fameuse danse du Limousin était entonné ! Nous adressons chaleureusement nos félicitations aux époux !

C’est pourquoi nous persisterons à éviter de parler de la " toise" prise par le club contre la BA (0/35) Ca fait un peu trop mal aux orgueils respectifs !

Par contre nous sommes tous aussi heureux d’annoncer la naissance du bébé MINJEAU, le 18.05.99, mais quelque part notre président l’a un peu rude comme on dit ; ayant organisé un week-end en Suisse chez nos amis, il doit nous laisser partir en nous regardant la larme à l’œil et en restant tout seul sur le bord du trottoir : Ah ! Les joies de la paternité !! L’ivresse de la liberté commence à rétrécir drôlement, surtout que par dessus le marché, monsieur se marie au mois de juillet : fini les soirées "à pas d’heure", les grâces matinées ! Bon, allez bonne chance quand même et félicitations aux jeunes parents !

Pendant ce temps, quelques aventuriers forcenés, quittent la France pour le pays du chocolat et des vaches violettes !! Nous sommes le 21 mai, et notre joyeuse équipée part en deux minis bus. Le voyage se déroule de nuit, certains oublient parfois qu’ils sont dans un espace réduit (si vous voyez ce que je veux dire : question éfluve on est servi !) ou d’autres nous expriment avec exaltation leur amour des produits du terroir français, notamment lorsque nous abordons la région du Doubs et de la fameuse saucisse : grosse saucisse !

Enfin, arrivés au poste frontière, nous connaissons encore quelques difficultés, du fait des époux LEGUEBE, qui comme de bien entendu n’ont aucun document sur eux, reconnu par la douane suisse, il faut dire que celle-ci est quand même un peu trop tatillonne ! Mais, bon, on ne part pas en voyage sans cartes d’identité, non ??

Le périple se termine enfin et nous retrouvons notre compatriote de cœur : OLIVIER BRYOIS, exilé là-haut, apparemment pour le boulot, mais on s’est toujours demandé si ce n’était pas plutôt pour le chocolat (pas celui en tablettes.. l’autre..en pack !!). En tout cas, il nous emmène dans un endoit idyllique, jamais mémoire de rugbyman, on n’avait connu un tel luxe pour cette sorte d’équipée ; nous sommes attendus dans un superbe chalet, tout en bois, si, si ! Nous dormons tous dans le même dortoir.. Là, je pense que les ennuis "techniques" vont commencer.. Mais le cadre est splendide et nous sommes en bordure du lac ! (cette fois au chaud !!) Et les filles ont le droit de disposer d’une salle de bain pour elles seules, plus besoin de partager ni de se laver dans l’eau glacée des rivières.. Bref, de vrais vacances, hein les filles ??

Ce n’est pas le tout, mais il va falloir aller disputer le tournoi pour lequel on est inscrit (sûr ?) Si, si !

Bien que la nuit fut courte, nos rugbymen s’en vont rencontrer leurs adversaires étrangers, pendant ce temps les filles s’octroient une petite visite touristique en ville et un peu de lèche-vitrines, ce sont des filles, tout de même !

Elles rejoignent leurs compagnons au terrain, compagnons d’infortune dirons-nous ; car les matchs se succèdent et se ressemblent malgrè tout par la défaite quasi systématique de l’équipe, qui rencontre des adversaires d’un tout autre style : Eh ! Oui messieurs, nous sommes en tournoi international ! Ils jouent contre les suisses (normal), des Genevois (un peu plus "hard"), des italiens(bons mais vraiment mauvais joueurs, ça doit être génétique , je pense !). En observant aux alentours nos compatriotes se rendent compte qu’ils vont devoir affronter des équipes anglaises (ils en sont malades rien qu’à l’idée !) des australiens (qui ingurgitent que dis-je ! Qui engloutissent des litres et des litres de bière, tout en pouvant courir un cent mètre presque aussi vite que Carl L., j’exagère peut-être pour le 100 m mais je ne suis pas loin !) ..Nos amis sont abattus ; la nature est parfois mal faite, ce sont eux qui devraient pouvoir réaliser de tels exploits pas tous ces gens parlant tous le même langage sauvage et inaudible, et en plus ils détestent tous le fromage qui pue, bouh !!

La journée se termine sur un apéro collectif, dans une ambiance sympathique et chaleureuse, il fait quand même bigrement froid dans cette région, non ?? Nous partageons tous ensemble un repas chaud préparé par nos hôtes suisses. Il faut beaucoup boire et chanter pour se réchauffer (si,si) car non seulement il fait frisquet mais en plus la pluie nous a détrempé jusqu’aux os ! Bref, nous sommes tous gelés ! Puis vint l’heure de regagner le chalet, certains ne résistent pas à l’appel de la fête nocturne et repartent en sortie en boîte de nuit , pour certains histoire de cotoyer la suissesse locale, pour d’autres afin de s’éclater comme des malades (soit que madame est restée à Reims et chic ! On peut faire les fous sans restriction !! Les coupables se reconnaîtrons, soit que pour une fois qu’on est célibataire, on peut bien s’amuser un peu, non ? Plus tous ceux qui sortent juste pour le plaisir ; tout cela nous fait du beau monde en goguette !!).

Pour certains la nuit fut terrible, ils sont rentrés comme qui dirait à l’aube, voire au petit déjeuner, même.. La majorité se lève péniblement à 10 h et arrivent plus qu’en retard au terrain pour affronter ses derniers adversaires, ce qui fait que malheureusement pour eux ils se retrouvent forfait pour leur dernier match, ou heureusement parce qu’ainsi ils n’ont plus à jouer, les pauvres étant non seulement dans un état pitoyable du fait des écxès de la veille mais surtout physiquement épuisés par un manque totale de préparation face à une telle compétition ! La matinée se conclut sur un match mémorable des rugbywomen locales contre les arbitres, au cours duquel évidemment tous les joueurs toute nation confondue participent afin d’aider ces "pauvres jeunes filles" ! Décidément, ils ne changeront jamais ! Une collation est offerte pour clore la compétition et est suivie par la remise des coupes et : oh ! Surprise l’équipe du ROOS repart avec un prix récompensant leur flair-play et contrairement à ce que vous pensez ils ne sont pas derniers eh, non !

De retour au chalet, et afin de savourer les joies touristiques, l’équipée s’organise une balade en pédalo sur le lac.. Et comme on s’en serait douté, cette balade se change en bataille rangée et en une course poursuite infernale sur le lac entre les différents équipages : les LEGUEBE et ESPEJO contre l’équipe infernale de CICIS, OLIVIER BNP ET MICHAEL ; CICIS nous réalise un superbe plongeon, et finalement le couple ESPEJO se retrouve dans l’eau, tandis qu’au loin les KIEFFER surveillent tout cela d’un œil inquiet. Enfin, tout le monde regagne la rive. Les estomacs étant un peu dans les talons, après tant de péripéties, on remonte au dortoir afin de se restaurer un peu, puis l’on décide de se rendre en ville et aller boire un coup tous ensemble, et peut-être même faire la fête ! Les coups de soleil de l’après-midi sur le lac ont dû être terrible car trois de nos amis regagnent le chalet et s’y écroulent, malades : KIFF, KIKI,CEDRIC (pour ne pas les citer !!)

LES autres membres du groupe suivent leur hôte en discothèque , vers 3h30 certains rentrent, le week-end commence à se faire ressentir, les autres ne reviendrons que le lendemain à 7h00 (quelle santé !)

Finalement c’est le jour du retour, on se quitte en se promettant de se revoir bientôt, le chemin du retour semble se passer plus vite, mais il faut dire que les trois-quarts des passagers sont profondément assoupis, si ce n’est le mini bus qui transporte la grande SOPHIE, qui à mi-parcours nous fait l’offrande d’un parfum abominablement nauséabond ! Comment croire qu’une jeune femme puisse être l’auteur d’une odeur pareille, ce serait un des frères MINJEAU, passe encore, on est habitué à force (mais c’est pas pour ça qu’on aime, au contraire !).Bref, après être passer du pourpre à l’écarlate, notre amis s’assoupie à son tour et nous pouvons rentrer en toute sérénité !

Bilan de cette sortie : mémorable, parfois rocambolesque.. Cependant le président, malgré le côté rigolade du voyage n’en a pas moins constaté que son équipe a fait piètre figure au tournoi et jure que la prochaine fois il faudrait y aller en étant réellement entraîné.. Tout à coup, ils ont beaucoup moins rigolé..

La saison s’achève sur la dernière soirée de célibataire organisée pour les MINJEAU, où certains s’en sont bien permis avec le président, histoire de les rappeler à son souvenir et de se venger un peu des entraînements intensifs, c’est vrai, quoi ! Tout le monde ne peut pas être un dingue du sport !!

Et surtout y croire autant.. Mais, bon, les gars, avouez que vous aimez ça quand même, car à chaque saison vous êtes toujours là !