Voilà, c’est dit : cette année ça va faire mal ! On vous l’avait tant promis, que vous n’y croyez plus, mais oui, ne mentez pas, ne vous excusez pas, on sait ! Mais c’est sûr, ça ne peut que faire mal, on s’est d’ailleurs donné du mal, rendez-vous compte, on est allé jusqu’à recruter dans les lignes ancestralement adverses . Vous savez bien ceux qui ont tué la Jeanne et qui voulaient nous faire pratiquer la tradition de la tisane chaude l’après-midi : les fous ! Bon, allez, ne tournons pas autour du pot ; on est allé chercher des anglais.....Quoi ! Pouah ! Quelle horreur !..je sais..je sais

Mais nous pouvons être pardonné John et Mark sont des anglais pas comme les autres, forcément ils jouent au rugby, déjà et avec nous en plus !(Mais que l’on ne vienne pas nous dire que c’est le sport national anglais, ..mais oui, madame on est de mauvaise foi, on le dit, on l’assume et l’histoire est avec nous !)

Armés de deux anglais, donc et des petits judokas amenés par Jean-Raph, on est bien parti. Je dis petits judokas mais je suis plutôt médisante ; fallait les voir les petits gars en personne, il y en a deux qui se feront pas mal remarquer par la suite et par pour les mêmes raisons, et même pas pour ce à quoi vous songez ! A suivre...

Première réalité : La victoire n’est pas toujours au bout du fusil, octobre 95, match contre la BA, si on peut appeler ça un match : pas d’arbitre, pas de sifflet, match faussé : " ce n’est pas une excuse mais une réalité ! " (sic Nanard)

Novembre 95, l’équipe se réveille, sursaut d’orgueil, on commence à être en jambe (toujours contre la base) On leur en veut à ceux-là quelque part..

Janvier 96, la belle affaire contre l’ESC, on dirait que les gars d’en face ne sont pas là mais chez nous la rigueur n’est pas de mise, on est encore un peu brouillon, on se cherche. Heureusement, d’ailleurs, sinon quelle humiliation pour les super commerciaux ! !

Pour ne pas déroger à la tradition, le premier mois de l’année nous permet d’organiser le bal qui se déroule à Cormontreuil. Les garçons sont en émois ; ils ont droit au sublissime et inoubliable spectacle des Claudettes ! Attention les filles !

Mais nos vaillants guerriers vont connaître une phase de mélancolie subite. Tout d’abord notre " pilar festif " : Valou, nous quitte pour les frimats du nord, il s’en va vers Dunkerque et ses études. Jean-Raph nous abandonne le soir pour retrouver sa dulcinée, Caro, ah ! L’amour ! (Ca ne fait jamais les affaires des copains, ça !).

Mais la plus grosse douleur va venir de notre président qui décide de quitter la scène, et lâche le bar, laisse les p’tits gars seuls face à leur destin et ça c’est pire qu’un trou dans la poitrine, c’est comme si on se changeait en statue, qu’on avait tellement mal à respirer qu’on ne pourrait garder que la bouche grande ouverte, bée..... Nous sommes tétanisés..

Peut-être, parce qu’ils sentaient comme un malaise planer sur le Roos, les sponsors(Seriflock) se fendent d’un nouveau jeu de maillots, on quitte la couleur originelle verte pour le jaune et noir, façon abeille ; on quitte Marcel pour Bzzz. Enfin, on peut se targuer de ressembler à de vrais pros !

Février 96, on rejoue le même match avec l’ESC, on prend les mêmes et on recommence : même tableau, même scénario. Heureusement que le ridicule ne tue pas (Non ! ça c’est de la méchanceté !)

Mars 96, on se confronte au CRNA, et c’est toujours aussi dur ; mais la deuxième fois, en match retour, on arrive à maîtriser un peu plus, et puis leur joueur phare étant absent, on se lance alors dans la brèche offerte, superbe occasion non manquée.

En avril, ne te découvres pas d’un fil, le dicton a du bon : on est confronté au RUC, une équipe hyper solide, mais on a tenu la distance et décroché un match nul : on est content ! Oui, parce que là, on ne le sentait pas du tout face aux pros du sport tous azimuts !

A cette même période, nous nous organisons un voyage en Suisse, histoire d’élargir un peu notre horizon. Comme de bien entendu, le voyage en bus est toujours aussi épique, mais au fil des excursions nous apprenons à canaliser les instincts primaires de certains. Nous parvenons à destination de nuit, un joli "blockhaus" comme savent si bien les faire les Suisses, vous savez au où on les attaquerait par surprise !!

Nos chers sportifs n’ont en aucun cas cessé leur consommation de breuvage alcoolisé, ils se couchent donc non seulement à une heure indécente mais bien souvent dans un état d’ivresse caractérisé ! Bref la journée rugbystique du lendemain s’annonce on ne peut plus mémorable !

Quelques se réveillent avec la "gueule de bois" quant aux autres étourdis par leur crise de claustrophobie, et tout le monde se retrouve devant une aspirine en guise de petit déjeuner..

Evidemment leur performance au match est à la hauteur de leur taux d’alcoolémie, et nous repartons avec un score de 18/24, les Suisses gagnent mais nous avons su sauver le Roos de ce naufrage aviné. Pour clore notre voyage en beauté nous offrons un cadeau de remerciement à nos hôtes, qui en retour nous offrent une jolie assiette décorée.....D’aucuns s’en souviennent vaguement avant que Nanard par inadvertance ne la laisse choir.Et bien il serait tant de partir , non ?

Au fait nous leur avons quand même laisser une bonne impression car ils continuent toujours à nous inviter à les rejoindre chaque année !!

En juin, organisation du trounoi à sept, par le RRC, aidé pour la logistique par la BA, qui il faut le dire a du matos, elle ! !( les veinards) Le soir on se paie le luxe de la retransmission de la finale du championnat de France sur écran géant, mais si ! mais si !

A noter pour cette année, notre récompense, par le Challenge Tillie de Rethel, d’une petite coupe, pour nous remercier de l’esprit même du RRC !

Nous commençons à devenir une légende vivante, gardons la tête froide mais les idéaux chauds au coeur !

La saison s’achève en apothéose avec l’inoubliable enterrement de vie de garçon de Jean-Raph et de son mariage avec notre medecin attitré, adoré, notre sublime Caro !

- Marie

Cette année ça va faire mal, Promis ! Pour cela le RRC fait un recrutement international : 2 anglais, Mark et John,de plus J.RAPH nous amène quelques copains du staps du tatami

10/95 RRC/BA 112_5-12 Pas d’arbitre, pas de sifflet, match faussé, ce n’est pas une excuse, mais une réalité.

11/96 BA112/RRC_5-5 Le retour, cette fois l’équipe commence à être enjambés

01/96 RRC/ESC_53-0 Personne en face.Manque de rigueur chez nous et nous manquons quelques essais. Heureusement.

02/96 ESC/RRC_0-53 Même tableau-Même scénario.

03/96 RRC/CRNA_5-17 Toujours aussi coriace, les navigateurs, on attend le retour avec impatience.

03/96 CRNA/RRC_5-17 Cette fois on les attendait et leurBAILLY était absent.Belle occasion.

04/96 RUC/RRC_10-10 Encore un match nul ,le plus difficile de la saison ,on est satifait.

06/96 Tournoi à 7 organisé par le RRC. Logistique de la BA112, le soir retramsmission de la finale sur écran géant

08/96 Challenge TILLIE à RETHEL Comme d’habitude ,bonne ambiance.L’esprit légendaire du RRC récompensé pour une jolie coupe

Le bal du 20 janvier 96 se déroule à cormontreuil Bonne soirée avec en dessert les claudettes.

BILAN 95/96

Le RRC termine 1er ce challenge et remporte le bouclier tant désiré.Il fallait ça pour alimenter le moral des joueurs.

Grosse saison et saison de transition,quelque mouvement de chule secoue l’équipe.

Valou nous quitte (recruter par l’isi dinkerque) J.RAPH nous abandonne le soir pour rejoindre caro (transfert imminent en juillet) Nanard au taquet lache le bar.

Voyage annulé pour cause de calendrier,on se vengera l’an prochain.(on recherche un hotel F1 à brûler)

Nos sponsors, dans un élan de générosité qui les caractérise,nous offre un nouveau jeu de maillot (seriflock, merci JO) et jeu de short / chaussettes (champagne OUDIN,merci DENIS)

On quitte notre couleur verte original pour le jaune et le noir (les chevilles) on ressemble à une vrai équipe pro.

La saison s’achéve en apothéose par l’inoubliable enterrement de vie de garçon de J.RAPH et par son mariage.

Encore une saison exceptionnelle du RRC