L’année 93 devait être mémorable. Elle le fut, mais peut-être pas sur le plan purement rugbystique.. Ils ont joués, comme à l’accoutumée, avec leurs styles, leurs coups de gueules, leurs coups de blues, leurs coups de pieds. Ils n’ont pas brillé par leurs résultats, ils ont cependant terminé en milieu de tableau, n’ont pas remporté le bouclier mais ils ont éblouis tout le monde par l’éclat de leur coeur. Ils ont la foi les p’tits gars ! Le rugby, môsieur c’est une religion, un art de vivre, ça se pratique, ça se cultive, ça se peaufine.. Parfois les résultats du terrain ne sont pas toujours représentatifs, ni à la hauteur de l’intensité de ce qui se déroule autour et après le match lui-même. Cette année 93 fut l’année de naissance du rugby rooseveltien en tant qu’entrepreneur, que G.O :Grand Organisateur.

Tout commence par une belle matinée d’automne du mois d’octobre, lorsque six félés* décident de relever le défi lancé par les rémois pour un marathon fantastico-épique. Ah ! Mes amis, si vous les aviez vus courir.. Ce ne sont absolument pas des marathoniens, tant par leur capacité respiratoire que par leur corpulence proprement dite, on en conviendra tous, ici. Mais pour des " poids lourds ", ils ont mis du cœur à l’ouvrage et ont eu l’élégance de terminer le parcours.

Puis l’hiver arriva et avec lui, l’envie de faire quelque chose de festif, de montrer que le rugby nordique existe et qu’il dégage autant de chaleur et d ‘amitié que son confrère du sud.. Alors, même si on est peu connu, on va se faire connaître, on décide tous ensemble de relever un second défi, encore plus important, celui du Téléthon. Les grandes idées sont toujours généreuses mais que de difficultés rencontrées pour organiser et structurer quelque chose de solide. Il faut dire que beaucoup de clubs sur Reims ont répondus présents, mais encore fallait-il tout organiser !

Heureusement organiser est un terme que le RRC s’emploie à utiliser régulièrement, tout comme il se fait fort d’en faire son lietmotiv intérieur. Cette première initiative ne fut pas un éclat de génie mais l’’vant goût de ce qui s’’en suivit ultérieurement au fil des années..

Histoire de rester dans la ligne que c’était fixé le club, ils se transformèrent en organisateurs de soirées, afin de communiquer l’esprit du club mais aussi avouons le de faire rentrer quelques monnaies sonnantes et trébuchantes dans les caisses, ce qui permettrait au club, par la suite de récompenser ses membres en leur offrant l’opportunité de faire un voyage tous ensembles, histoire de concilier des liens déjà établis mais aussi d’étendre son réseau amical comme une araignée tisse sa toile, avec patience et modération.

Toutes ces initiatives permirent à l’équipe de pouvoir s’octoyer une petite excursion dans l’autre pays du chocolat (le vrai.. en tablettes) : la Suisse, deuxième patrie de cœur de notre cher " Gervais " : Olivier Bryois, notre n°8. Ce voyage fut magnifique, mais le raconter, non seulement dénaturerer la chose mais nous prendrait trop de temps, ainsi , pour en savoir plus, reportez vous aux membres de l’équipe, aux dinosaures, devrais-je dire (vu le temps écoulé depuis.)

Voilà, l’année devait bien se terminer et elle se termina avec le tournoi à 7 qui eut lieu le 28 mai, jour mémorable, s’il en est ; puisque c’est celui de l’anniversaire de notre mythique Gros Nez (Big Noze, pour les intimes). Je vous fais grâce des détails, des tonnes et des tonnes de barriques englouties..

Seul incident ubuesque, qu’il faut noter :Big Noze avec toute sa verve fraternelle, se jeta malencontreusement et bien malgré lui, sur notre cher président, qui devant un tel assaut s’en trouva affaibli et chut !

Résultat, cette chute inattendue et involontaire, lui valut le pied cassé, ce qui étant donné la période pendant laquelle eut lieu cet incident, laissait présager de bonnes vacances estivales en perspective.

Alors à la rentré prochaine, pour un nouvel épisode des aventures inénarrables du RRC, et de ses protagonistes toujours à l’avant garde de ce que l’on attend le moins d’eux. Parce qu’au fond le Roos c’est ça :l’inattendu, toujours et en tout lieu !