A l’aube de l’année 1991, ils se croyaient enfin débarrasser de la défaite. Une année entiére à perdre, cela suffisait... Mais c’était sans compter avec la fatalité. Ah ! Pauvre petit rugbymen, à la triste mine, défaits de leurs équipiers semi-pro (si l’on peut évoquer ce paradoxe au rigby) qui s’en était allés. Ils se sentaient comme ses petits orphelins à capotes (surement : le sida connait pas) et boutons dorés (pas si dorés que ça...) Ils noyérent alors leur nullité ( Le score parle de lui même : cinq zéro sur cinq match !) dans les chopes de biéres, le breuvage des dieux... Un peu déchus et surtout déçus les dieux. Au fil des troisiéme mi-temps noyées et plus que noyées, ils eurent une étincelle de lucidité et creérent Marcel.

Vous ne connaissez pas Marcel ? Mince, quelle omission... car vous manquez quelque chose de phénoménal ! Et quel phénoméne ce Marcel ! comment vous dire.. enfin une... bref une mascotte... avec des... des symboles de virilité masculines, si vous voyez ce que je veux dire... Oh ! et puis zut, achetez plutôt le tee-shirt, vous en saurez plus. De toute maniére vous ne risquez rien. Alors !

L’équipe avait encore été remodelée. Les deux éléments féminins ayant désertées, on recuta de nouveau. De nouvelle tête firent leur entrée et surtout de nouvelles grandes gueulles. Comme ces messieurs :

- Eric Breton tout droit sorti de son service militaire chez les para dont il a garder sa façon de gueuler.

- Denis Bechevat dit "Dédé" qui est le seul à savoir sauter en touche evce une mains sur les "coucouniettes".

- Cedric Leguébe, le petit dernier de la classe, frére du premier qui n’a pas son pareil pour mettre un essai contre son équipe. (Normal, il ne boit pas d’alcool.)

- Jean-charles Thinot qui sans ses lunettes ne voit pas à deux métres. (Pour un talonneur, ce n’est pas bien grave)

Malgrés tout leurs petits tracas, ils arrivaient enfin à former une équipe cohérente ou tout du moin , ils en avaient la cammaraderie comme rivée au coeur et rien que pour cela on pouvait leur pardonner leur score, d’ailleurs ils avaient réussi à marquer quelques essais et une pénalité. Ah ! on retrouvait le souffle euphorisant de la victoire vous chatouiller la nuque ! Bon signe ! Même si cette fin d’année là ils repartirent une nouvelle fois avec leur cuillére en bois.

Aprés tout elle avait fini par faire partie du décor, alors une année de plus... Ce n’était jamais humiliant, plutôt bon présage en voyant les scores. Ainsi l’époque des vaches maigres avait durée assez longtemps pour voir enfin venir un coin de ciel bleu !

Toutes les années se suivent et ne se ressemblent pas !

De toute façon, on ne peut jamais faire pire plus de deux fois ! Si ! Vous croyez ?