En ce qui concerne l’année 90, les choses se mirent à singuliérement changer. tout d’abord, des mouvements radicaux eurent lieu au sein l’équipe, quelques bonnes volontés s’en allérent vaquaient à d’autres occupations et il fallait de nouveau recruter. Tous ces changements peuvent paraitre plus assimilables à des feuilletons télés qu’à la réalité sportive mais néanmoins on se jurait sur les grands dieux de continuer, malgré le vent et la tempête, la grande avanture ! Et puis avec un Nanard en chef d’orchestre que pouvait-on craindre de pire que la défaite. Les puristes en firent une sacrée tête lorsque le vent de la révolution souffla sur leur éthique étriquée et que ce bon vieux Nanard engagea au sein des ses "Hommes", deux beaux brins de filles :

- Dhooge Aline et Cavalero Nathalie.

Aussitôt quelques questions triviales fusérent :

- "Comment deux gonzesses (excusez du peu... ) peuvent jouer à un sport d’homme ? Impensable !"

Où encore plus insidieusement :

- "Ils ne se douchent pas ensemble, j’espére ?"

Brefs les bruits de couloirs ou plutôt devrai-je dire de vestiaire, circulaient bon train. Mais au regard de quelques matchs où participaient nos deux donzelles, la surprise fut de taille car sans sexisme, on peut dire qu’elles y allaient les mignonnes. Et d’un côté plus reglementaire, cela donne en sacré avantage à l’équipe lorsque les adversaires se retrouvérent face à ses émules féminines de Blanco.

Le premier contact empoté, passé ils comprirent vite qu’ils n’avaient pas à faire face à des gamines, car elles ne se privaient pas, quant aux placages, y allant de toute leur hargne. Ah ! Quel joli spectacle !

Mais oh surprise ! Le spectacle ne s’arrétait que sur cette vision surréaliste car au niveau du jeu et de la victoire, on était loin des heures glorieuses d’antan. Malgrés l’arrivée de nouveaux joueurs tels que :

- Jerome Simonard qui n’avait pas son pareil pour surgir au ras de la mélée pour empécher l’adversaire de s’infiltrer.

- Dominique Pazek dit "Domdom", christophe sellier et Cyril Hulin notre ligne de trois-quart rapide et perçante

- Sebastien Perreaux notre Arriére qui se saisi du ballon dans les situations les plus critiques.

Au début, on accusa le revers du destin de cette défaite et puis la baisse de régime ne pouvant plus être une exceuse satisfaisante, on finit par admettre que les entrainements se devraient bien d’être suivi par tous.

Cette année, ils ne remportérent qu’une chose au tournoi à sept, la sublime derniére place. Il fallait bien en sourire, alors Nanard avec son éternel bon-allant, déléga ses émissaires en quête d’un trophée digne de ce nom : Une immense et simple cuillére en bois. Ils la trouvérent et mirent autant de verve et d’amour à la poncer, la cirer et la graver de leur nom.