En ce jour de Noël, me vient à l'idée que les fêtes ne doivent pas pour autant nous faire mettre de côté la culture sans laquelle l'homme n'est bon qu'à folâtrer au soleil en goûtant des plaisirs de la nature.

Je profite donc de ce jour pour vous narrer un point méconnu à l'origine de notre sport sur lequel nous avons bien peu d'informations. Nul d'entre nous n'ignore sans doute que celui-ci serait né en la ville de Rugby au cours d'une partie de football durant laquelle le sieur Webb Ellis se serait avisé que, mis à part le footballeur et le singe, l'humanité n'est pas adaptée à la manipulation des objets avec les pieds. Il aurait alors saisi le ballon en main et traversé le terrain: un petit sprint pour l'homme, un grand rush pour l'humanité (dont on se demande d'ailleurs s'il faut se flatter qu'elle n'ait jamais eu auparavant une idée aussi simple).

Voilà les fondements posés. Certes, mais après? Cela explique le jeu à la main, mais toute la subtilité du rugby est ailleurs. Ainsi, cela ne saurait expliquer deux éléments fondamentaux de ce sport: la forme oblongue du ballon et la passe arrière. Pour qui s'y intéresse, ces particularités doivent être développées. Je me suis donc longuement penché sur les archives jalousement gardées de l'IRB afin de tenter d'éclaircir les circonstances de la naissance de ces règles.

Il s'avère que la semaine précédent le fameux match sus relaté, l'ami Webb avait été malade comme un chien. Le médecin consulté avait diagnostiqué un mal nécessitant la prise répétée de suppositoires à intervalles relativement fréquents. Ce que l'on sait moins également, c'est que Ellis était un meneur d'homme et avait pour habitude de haranguer son équipe avant chaque rencontre. C'est ainsi que lors du match suivant celui dont j'ai précédemment parlé, lequel opposait l'équipe de Rugby à celle de Uggly, il trouva les mots pour galvaniser son équipe, les invitant notamment à botter le cul de l'adversaire (je sais, c'est assez triste, mais l'honnêteté me contraint de reconnaître que, malgré tout le respect que j'ai pour le personnage, celui-ci était grossier!).

C'est alors que l'idée se fit jour, par une analogie (là, il y a un jeu de mot subtile...) dont lui seul pouvait avoir conscience du fait de son traitement de la semaine précédent le match de la semaine passée (oui c'est un peu compliqué, mais on a rien sans rien). Idée dont les militaires avaient déjà pourtant eut conscience puisqu'ils avaient noté que pour percer, l'obus est préférable au boulet. C'est ainsi que le ballon acquis ses caractéristiques suppositoridales, avec toutefois une variante éminemment réfléchie, à savoir ses deux côtés épointés permettant de le mettre bien profond à l'adversaire lors des jours de grande forme.

Restait le concept bien plus simple de la passe en arrière, lequel découlait naturellement du précédent dans la mesure où pour défoncer le fion de l'adversaire, il faut bien passer par derrière...

Voici donc enfin expliquées deux des particularités qui donnent tout le piment de notre sport et qui devraient nous inciter à ne point trop fustiger la valeur excémentale du foot, compte tenu de l'origine scatologique de l'ovalie.

Si cette rubrique vous a plu, je ne manquerai pas de vous exposer, à Noël prochain, comment le dénommé Rocco créa la fédération de saut à la perche féminine.

Yann T.

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